Bienvenue sur "Tiens, Voilà du Buddha", le blog de notre voyage en Inde!

Vous êtes une maman inquiète? L'un de nos admirateurs secrets désespéré par l'absence de sa bien-aimée voyageuse? L'un(e) de nos potes en manque d'exotisme parce vous allez passer votre été devant un ordinateur en stage/boulot? Ce blog est fait pour vous !
Vous pourrez y suivre notre périple en Inde du Sud, du 12 juillet au 8 août !

Bonne visite.


Clara, Noémie, et Pauline.

lundi 30 juillet 2007

Train Palani-Palghat, une femme console une toute petite fille qui n'a pas l'air bien.
Moi : baby okay ?
Elle : fever... (montre sa gorge)
Moi : (m'imaginant deja face a la misere la plus noire) you want medicine ? I have medicine. For fever. If baby ill, I can give you...
Elle : no thanks, she's on paracetamol.
Moi : (range ma condescendance d'occidentale)

Chauffeur, si t'es champion...

Kodaikanal, c'etait drolement chouette, mais le retour etait sponsorise par La-croix-et-la-banniere Magazine. On pensait faire simple en commencant avant toute chose par descendre de la montagne. Donc, trois heures de car pour Palani, charmant centre de pelerinage au pied d'une colline qui fait temple.

On a vu des processions, encore un elephant sacre, enfin une elephante parce qu'elle etait accompagnee (les photos arrivent quand l'equipe multimedia aura fini sa grasse mat'), un anon. Moins sympa au rayon menagerie, un singe menotte a un baton, porte en procession pour un sacrifice. Pauvre bete.


Palani, c'etait chouette, c'etait colore, c'etait fleuri. A ajouter a notre liste de moyens de transports (rappel : avion, autorickshaw, mopette, moto, velorickshaw, taxi Ambassador, pedalo, poney, train), le telepherique pour monter les 700 marches du temple sans se fouler, et charriotte a cheval (et on a appris apres qu'il y avait aussi des oeufs pour monter au Temple !)
On pensait ensuite regagner tranquillement Cochin par le train. C'est la que Pauline a laisse son sac a main (argent, passeport, telephone, camera, porte-clefs Sivaji) dans un rickshaw. Elle s'en est rendu compte sur le quai, a devale les escaliers en hurlant, balancant son sac dans les pieds d'un pauvre porteur.
Mobilisation dans la gare. Trois rickshaws ont sorti telephones portables et moteur a plein tube pour retrouver l'importun conducteur. Sur le quai, deux flics, trois chefs de gare et une demi-douzaine d'autres types nous demandaient s'ils pouvaient aider. Une demi heure apres qu'on a retrouve le sac, les gens continuaient de nous demander si tout allait bien... Je doute qu'on ait eu droit a la meme sollicitude a Saint-Lazare...

Dans le train (wagon 'ladies only'), on a encore joue les betes de foire. Notre compartiment s'est rapidement rempli d'une douzaine de momes surexcites qui tentaient leurs quelques phrases d'anglais.On a meme appris a compter en malayalam.

On s'est fait de nouvelles copines, deux filles musulmanes du Kerala. Plus cinq ou six mamans qui ont fait tourner fruits et gateaux. On a communique comme on pouvait en gestes, en dessins et en sourires.

Ca a passe les cinq heures qu'il a fallu pour faire les soixante bornes. Restaient trois heures d'attente dans une gare indeterminee, puis trois heures de train couchette, dans lequel on a reussi a louper l'arret pour Cochin. Pas grave, de Kottayam on peut prendre le ferry, et ca manquait a notre collec' !

samedi 28 juillet 2007

Chez les riches, c'est bien aussi...

Jouer a Pekin Express, ca commence a bien faire.
On vient de passer deux jours dans la montagne, et on a explose le budget (hotel a 12 euros la nuit par personne, c est vous dire...).
Les photos du ptit dej:



Kodaikanal est une jolie station de montagne pour Indiens riches (oui, on vient de decouvrir que ca existait, les Indiens riches, et les climats agreables en Inde...).

Specialite locale: le chocolat.
On se croirait en Suisse.
Une ptite pause dans notre periple, tres agreable, et surtout completement surrealiste.

Demain direction Kerala.
Encore 3 ou 4 jours de boulot, et on arrivera a porter nos sacs a dos sur la tete (et non plus sur le dos), comme tout le monde...

Elles descendent de la montagne a cheval...


From rickshaw to pedalo...

Les montagnes, c est bien. Parce qu'il fait frais, parce qu'on dort avec des couvertures la nuit, et parce que les paysages rappellent les Alpes ou la Normandie. (Vaches comprises).
En revanche, pas de rickshaws. Notre soif intarrissable de moyens de transport jaunes et kistsch n'a donc pas ete satisfaite. C'est pourquoi nous avons ete immediatement seduites par le piege a touristes local: la promenade en pedalo sur le lac de Kodaikanal, au milieu des montagnes.
L'argument qui a fait la difference: les pedalos etaient jaunes (et bien jaunes), et en forme de cygnes...
Meme au bois de Boulogne ils n'en ont pas des comme ca...
La preuve en images.
Et on vous jure sur la tete de Vishnu que les photos ont ete prises hier aprem, et en Inde...





Incredible India - Divers











vendredi 27 juillet 2007

Gros bisous de Baviere

Chere Maman,
On rigole bien dans les montagnes. Aujourd'hui, on a fait du pedalo en forme de cygne sur le lac, et demain du poney.
Envoie des sous et des carambars.
Clara

Poeme

Noemie
veut revoir sa Normandie
un jour, dans un rickshaw son cul assis
elle s'etouffa avec un chapati.

Pauline
son sac a dos la mine
mais il lui reste de la Novaquine
a Kodaikanal, tomba dans une ravine.

(poeme a but cathartique. Sinon, on s'entend toujours aussi bien)

Sivaji the Boss

A Tanjavur, on est allees voir Shivaji superstar. On n'a pas tout tout compris, parce que c'etait en tamoul. Mais c'est l'histoire d'un type tres riche et super fort, afflige par la pauvrete dans sa ville. Il a une moustache, il gobe les chewing gum a la vitesse de la lumiere et personne ne peut resister a sa sexitude. Quand il est apparu a l'ecran, ca a ete l'emeute dans la salle. Hurlements de nanas, sifflets des garcons. Une legende vivante. Depuis le temps que tous les gens qu'on rencontrait nous en parlaient, on s'est dit qu'on manquerait un grand bout de l"Inde eternelle si on loupait ca.



Et pourtant, on est reparties a l'entracte, apres seulement deux heures (!). C'etait un vieux cine immense, avec trois cents ventilos au plafond, qui avait du etre super chouette il y a quarante ans. Mais on n'a vraiment pas compris pourquoi ils poussent le son a la limite de l'humainement supportable. Pauline a trouve la technique : avec les doigts dans les oreilles, on parvient a ne pas flechir a chaque coup de musique. On ne saura donc jamais comment Shivaji reussit a construire son orphelinat et a epouser la femme qu'il aime et a avoir un beau garcon qui s'appelle Birju, le denouement obligatoire. Quiconque nous eclaire sur le sujet gagne le porte-clefs Shivaji.

mercredi 25 juillet 2007

On a mis des photos

On a rajoute les photos de Trich, Tanjore, Madurai dans leurs posts respectifs, alors remontez un peu pour le son et lumiere...

My tailor is rich

Je crois qu'avec ces photos, on a decroche la palme des Fuckin' Tourists (certes pas encore celle des fuckin' hippies, mais c'est pire). Et le mieux, c'est qu'on l'assume a donf.

Miscellanees 3

- Une indienne m'a arretee dans la rue en souriant pour me dire que ca n'allait pas du tout, je n'avais qu'un bracelet de cheville, il faut en mettre deux enfin voyons tout le monde sait ca ma bonne dame.

- Le concept de la gare ou tout le monde pointe Clara du doigt marche encore : quand Noemie est allee deposer ses chaussures au mec qui les garde dans des casiers a l'entree du temple, cinq bonnes minutes apres Clara et moi, il lui a mis directement dans le meme casier que les notres "with your friends"

- On a encore du mal a se faire aux gens qui nous donnent des informations ou des cadeaux sans vouloir d'argent.

- Le soutien-gorge est bien meilleur que la banane pour transporter billets ou CB. Si je faisais du 100F, je pourrais y mettre aussi mon passeport et les clefs de la chambre, mais bon on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.

- On a enfin appris pourquoi les dieux indiens sont peints en bleu : c'est la couleur de l'universel. Blanc c'est pour la purete (etonnant, non ?), vert pour ta mere, noir pour le sacre (la c'est vraiment etonnant, dans un pays ou le critere de beaute numero 1 -a part les yeux de poisson- est d'avoir la peau claire, on vend des cremes blanchissantes partout), et jaune pour la bonne chance (ce qui explique la couleur des rickshaws).

- En parlant de rickshaws, c'est vraiment un chouette moyen de transport. A l'air, au confort, on met trois personnes a l'arriere et ca consomme comme une mob. J'en veux un a Paris.



- Les serveurs ici sont toujours lentissimes, et apportent une ration d'1 litre par personne de toute boisson commandee. Par contre ils tirent pas la tronche comme a Paris.

- On songe a faire une video sur nous, disant qu'on vient de France, quel sejour on fait, qu'on est pas mariees, qu'on est etudiantes et en quoi, etc. Pour la passer a tous les gens tres curieux qui nous posent ce chapelet de questions commencant par "which country?"

- Voir des flics pieds nus dans les temples me fait toujours marrer. La barriere de langage permet de chantonner "Mort aux vaches, mort aux condes" en passant pres d'eux, pour rebelles en manque de sensations fortes.

- Le meilleur pour la fin, le bon mot de Noemie, qui depuis le debut du voyage accueille avec un ton ravi tout cafard et autre bestiole par un jovial "Bonjouuuur petite creature de Dieu !"
On en viendrait presque a les aimer. En tous les cas on s'y habitue.

Shopping splurge

Madurai est une ville tres agreable : les rues sont larges, il y a peu de traffic, c'est generalement propre et les magasins sont sympas.

On se fait par contre accoster tous les trois metres par des tailleurs qui nous proposent de faire la meme chemise que l'on porte pour 40 roupies (mais qui ont dedaigne la robe que je leur proposais, ils la trouvaient trop compliquee), ce a quoi Noemie repond "merci, j'aime bien celle la", mais on pourrait tout aussi bien repondre "ben non, je la trouve moche"...

Clara s'est achete un chouette ensemble, et moi j'ai casse la baraque chez un marchand de bijoux en tocaille, et pis j'ai achete un sac. J'ai encore rachete des bracelets en verre : c'est la grande mode ici, ils sont ters jolis et tintinabulent. Mais bon, ca casse. Quiconque me connait sait qu'un brcelet en verre sur moi, c'est un pousse-au-crime.

Babar et ses droles de dames


Madurai

La legende dit (j'aime bien commencer mes posts comme ca, ca fait classe)

La legende dit donc que Shiva s'est une fois essore les cheveux au dessus de Madurai. Comme il les lavait avec du Fructis multi-vitamines, il s'en est ecoule un nectar sucre qui s'est repandu sur la ville.

En attendant, et dans la meme ville, le patron du camping du coin n'arrivait pas a avoir des enfants. Donc du coup, il a prie les dieux, machin, et il y a eu un grand feu, d'ou est sortie une fillette de trois ans, avec des yeux de poisson et un troisieme sein (nous y voia, je vous l'avais promis).

Les dieux firent comprendre au type, la, qu'elle perdrait son troisieme sein quand elle trouverait son mari (hyper pratique, trouver un mari dans ces conditions...). Il l'appela donc Meenashki, avec beaucoup d'a propos, puisque ca veut dire "t'as des yeux de poisson"

Quand elle fut grande, elle decida qu'elle etait inmourable, et alla defier tous les dieux en duel. Quand elle arriva face a Shiva, son coeur se transforma en ghee (beurre), et elle perdit son troisieme nichon. Ils se marierent comme dans un bon film tamoul.

Donc, aujourd'hui, on a -partiellement- visite un temple a sa gloire. C'est immense, avecdes vaches ceremonielles qui pissent par terre, et encore un elephant, des marchands (on doit etre brahmane pour avoir le droit de enir une boutique dans un temple), des pretres, reconnaissables a leur serviette sur l'epaule (je vous parlais de camping), et autres.

Plus de batteries dans la camera, j'y retourne demain pour la palme d'or du film documentaire 2008. En odorama avec pisse de vache et curry.

Pas d'palais, pas d'palais...


Noemie et moi sommes allees visiter le palais de Thanjavur. On etait a peu pres les seules a avoir eu cette idee saugrenue. Cet endroit a du etre sublime, il y a tres tres longtemps. Il en reste quelques plafonds incrustes de pierreries, noyes dans les chiures de pigeons. Des sculptures de pierre du VIe siecle entre des piles de canettes de Pepsi. Dans un musee a la gloire d'un obscur Raja, sa collection de chapeaux et sa boite a camphre, soigneusement epoussetes par trois devots du vieux prince qui se sont jetes sur nos deux roupies.

On a vraiment cru qu'ils n'avaient meme pas les sous pour eclairer. En fait, c'etait journee sans electricite a Thanjavur. Les gens ont l'habitude, et ce n'a pas empeche trois bonnes femmes avec des grandes lunettes de nous montrer avec devotion la collection de vrilleuses a noix de coco et autres santons pseudo-europeens. Dans un recoin encore plus sombre, ils vendaient quelques bouts mineurs de la collection. C'etait beau, et assez melancolique.

La porte a cote, le musee de sculptures de bronze Chola drainait deja plus de monde. Il y avait notamment de grandes statues de Shiva dans l'un de ses avatars : le mendiant incognito. Mais certains passants particulierement perspicaces noteront, meme dans l'Inde de la rue ou tous les handicaps sont dans la nature... qu'il a quatre bras. Meme Jesus faisait plus discret.

mardi 24 juillet 2007

Le guide Let's Go de Pauline nous avait pourtant prevenues : aucune chance de vous noyer dans la masse. C'est un euphemisme. Les gosses se jettent sur nous, les adultes nous devisagent partout ou nous allons. Joli comique de situation tout a l'heure a la gare de Tanjavur.
En avance de deux cents metres sur les filles, je traverse le quai 4. Cinq minutes plus tard, Noemie arrive sur le quai, tourne sur elle meme pour me chercher. Dans un bel ensemble, vingt doigts se tendent pour lui indiquer ou je suis. Comment ca, ils avaient devine qu'on etait ensemble ?

C'est a Tanjore, qu'on gueule, qu'on gueule...

[Titre copyrighte Noemie]

A Tanjore, oui, on gueule : Non seulement ce n'est pas sur le chemin, mais l'hotel etait moche et la chambre glauquissime et sans fenetres. Ce matin j'ai trouve une chenille dans les toilettes a la turque.

La ville etait un peu oppressante de nuit, mais on a tres bien dine dans le palace du coin (a par l'air conditionne qui nous a re-gelees), dont les serveurs ont tenu a nous faire remplir trois questionnaires de satisfaction qui nous posaient tout plein de questions indiscretes comme la date de notre mariage et les prenoms de nos enfants, et dont le portier a hele un rickshaw pour le retour avec un superbe coup de sifflet.


Une bonne nuit plus tard, Clara et Noemie filerent au musee malgre pluie et power cut, puis, un peu soulees, on a pris des billets de train et on a file sur Madurai apres un rapide tour au Temple.

Madurai, youpi

Apres un train tres agreable ou j'ai devore un bouquin entier (pourri, cela dit), et ou Clara et Noemie ont rencontre les gamins d'une equipe de foot qui rentraient avec le coupe de la troisieme place d'un tournoi junior de toute l'Inde du Sud et leur ot parle Zidane et coup de boule, et avoir croise deux francais cathos/PSE (propres sur eux) qui ont genere le dialogue suivant entre nous :

Noemie : Si il y en a un qui s'appelle Renaud, je le drague !

Pauline : Je savais pas qu'ils faisaient les JMJ a Madurai, cette annee ?




Apres tout ceci, donc, on debarque a Madurai. Je me dirige vers la librairie d'en face de la gare, percluse d'espoir autant que de douleurs lombaires (sac a dos oblige), et la, je le vis. Sur une estrade doree. Entoure de ses freres identiques.

Il etait jeune il etait beau il sentait bon le papier chaud.

Et oui, je sacrifie a la fan attitude Harry Potter.

Ceci etant dit, nous devenons expertes en dodelinement de la tete, vocabulaire Tamoul (surtout illai, qui signifie non, tres utile avec les rabatteurs d'hotels, vendeurs de rue et autres escrocs), mais surtout en negociation rickshaws.

On ne se fait plus avoir comme des bleues, et on commence a avoir un certain relachement dans notre anglais : on s'en tient aux phrases simples, et il m'arrive d'y rouler les R.

Cette fois ci, on a fait au moins 8 hotels differents. De nuit, la ville a l'air tres agreable, avenues assez larges et propres. En general, quand une ville me fait une bonne impression de nuit, ca va aussi de jour.

On avait decide d'upgrader un peu d'hotel apres la berezina tanjore, et on s'est retrouvees a arpenter la ville d'hotel en hotel, cherchant desesperement un truc propre, avec fenetres et TROIS lits. Pas deux lits et un matelas.

Apres maintes excursions, un tailleur nous a conseille l'hotel Padman. Et on y est biiiiiiien.

Vue sur un templounet au milieu d'un immense bassin vide (pendant l'annee les gens y jouent au cricket, me dit Clara*, et une fois par an ils le emplissent d'eau de de bateau, et emmenent Krishna et sa femme au milieu y faire des choses coupables), grandes grandes fenetres et mini balcon, trois lits, propre, et surtout : toilettes PAS a la turque, propres, avec PQ (!!!), et, et, et... BAIGNOIRE ! Avec flexible de douche !

Je conclurai ces considerations menageres en vous annoncant que demain, je vais donner du linge a laver au dhobi-wallah, qui pour un prix ridicule lave artisanalement les fringues, qui reviennent immaculees et repassees au cordeau. Attention neanmoins a ne pas filer des fringues trop colorees ou avec des boutons trop nombreux, elles resistent mal au fait d'etre vigoureusement battues !

Pour couronner le tout, c'est pas trop cher, ya un restau sur le toit qui fait des ptits dej a l'occidentale dans une atmosphere chouette, a quelques marches de nous, et un internet cafe en bas, ou les stalles font un peu "special hommes seuls frequentant des sites douteux" : un epais rideau separe chaue stalle du couloir, et c'est d'ici que je vous ecris.

Demain, expose sur la femme de Shiva et son troisieme nichon.

*le cricket est vraiment une passion ici, dans les quincailleries ils vendent des mini battes en plastiques pour enfants...

Trichy baby

Apres avoir quitte Pondy, on s'est fait aborder (he mamoiselle!) dans le bus par deux jolies jeunes filles du Kerala qui nous ont donne leur adresse et propose de les visiter quand on y sera.



Ensuite, train ou on s'est fait upgrader en 1ere classe avec Air con (et je peux vous dire qu'on se gelait les miches).

A cote, une mere anglaise et sa fille que j'ai cuisinees pour savoir si elles avaient achete leur Harry Potter 7 en Inde.

En face, un couple de vieux, qui n'ont cesse de roter bruyamment et de se racler la gorge pour cracher pendant tout le voyage. Ca, je ne m'y fais pas encore bien.
Ca et l'odeur de pisse et de lait caille, dans certains quartiers.
Voici pour la page poesie.

Trichy n'etait pas le plus logique sur la carte, mais bon.
On y a vu un Temple ou les couples qui ont des problemes maritaux viennent les regler en accrochant des cadenas a un endroit dedie, ainsi qu'une porte, la porte du paradis, qui ne s'ouvre que dix jours par an pour une poignee d'elus.

Ce temple est au milieu de 7 murs d'enceinte, et jusqu'au troisieme se tient un marche tres vivant.



Le centre n'est accessible qu'aux hindous, mais comme disait le guide, on peut se convertir facilement en allant dans un bureau ou on vous donne un papier.

Tres tentant pour un pied de nez au Vatican, mais j'ai ete un peu refroidie par les explications qui ont suivi "je vais vous expliquer les dieux hindous, c'est tres simple : Shiva est en lui meme trois divinites, et a 10 incarnations differentes..."

En retrait, apres un coude dans un couloir en face de cette porte, se trouvait une dalle, avec deux piliers derriere elle, un dessin de deux pieds, et cinq trous au milieu de la dalle. Il fallait y mettre les doigts de la main gauche, mettre ses pieds a l'endroit indique, et, sans toucher les piliers avec son dos et avec la main droite derriere celui-ci, se contorsionner pour chercher a apercevoir la fameuse porte. Si on y arrive, on va au paradis.

Etant d'un naturel physique tordu, j'en ai vu un quart. On en a donc conclu que j'aurais droit a deux jours de paradis par semaine, a boire des mojitos et a regarder des dvd sur l'ecran plasma en mettant de la biafine avant de retourner en enfer.

La derniere fois que quelqu'un a vu la porte en entier, c'etait un grand et maigre touriste americain, il y a 16 ans.

Ensuite, on a dejeune dans la salle a manger surrealiste et conditionnee d'un restaurant vide, avec ecran geant sur telefilms bollywoodiens et grands miroirs partout pour pouvoir voir la tele meme si on lui tourne le dos.

Puis, train pour Tanjore (aberration geographique mais Trichy etait plus accessible de Pondy).

samedi 21 juillet 2007

A propos d'Auroville

Pres d'un tiers des immeubles de Pondy ont ete peu a peu rachetes par l'ashram de Sri Aurobindo, philosophe du debut du siecle qui vivait ici.

Il etait maque avec Mirra Alfassa, une franco tunisienne qui a quitte son avocat de mari pour lui, et s'est fait appeler "Mere" pour le reste de ses jours.

Leurs photos ornent les murs de tous les batiments appartenant a l'ashram, qui sont tous peints en gris et blanc.

La Mere a fonde Auroville, une communaute qui se veut bio, apolitique, meditative et autogeree, a 8 km de Pondy. Elle est centree autour du Matrimandir, batiment immense contenant la plus grande boule de cristal du monde, qui envoiue partout des rayons de lumiere propres a la meditation (encore mieux que Star Trek).

Le tout est assez ampoule, difficilement visitable (a part des tours de base ou on ne voit pas grand chose), et bizarrement definissable.

Donc, on y est pas allees.

Pondy ma cherie

Hier soir on a fait orgie de bouffe francaise au Satsanga, un resto tenu par des expats. Sur toutes les table, le Guide du Routard des dineurs voisinait la carte et les fleurs de jasmin repandues sur la nappe.


En parlant de fleurs, on a enfin sacrifie a la mode indienne : les femmes achetent des longueurs de fleurs de jasmin en rouleaux, et se les mettent dans les cheveux. C'est joli, et en plus, pour celle qui les porte, ca embaume.


Passer la commade en francais aux serveurs indiens etait surrealiste, tout comme la soiree qui suivi : Soiree Noir&Blanc dans un bar d'expats, ou se cotoyaient minets du 16e, ingenieurs en Volontariat International en Entreprise (VIE), vieux routards, fuckin' hippies...

Je suis restee un peu plus tard que les filles, a discuter avec les gens, c'etait fort urbain.

Today, greve de photos de miss Nono, donc on ne verra pas Clara qui s'est fait benir par un elephant au Temple de Ganesh, nous trois dans un veritable fast-food indien, ou l'pres midi dans les vagues a la plage d'Auroville, rebaptisee Aurobeach, avec une demarcation assez visible : les Indiens, choques par les Europeens en maillot, se massent d'un cote de la plage.

Une partie de cartes et un gateau au chocolat plus tard, nous n'avons pas retrouve de rickshaw pour revenir sur Pondy, mais un taxi, notre premiere Ambassador du voyage, a bord de laquelle nous avons pu admirer la Rue Salai, belle lapalissade puisqu'en tamoul Salai signifie... Rue.

Le Touquet, c'est surfait, tentez Pondichery

Pondichery, donc.

Plus de presence francaise depuis 1954, la ville est desormais indienne, vraiment indienne. Le long des squares bordes de grilles, genre Lyon centre ville, des rickshaws, des marchands de fruits, des pauvres. On se sent plus chez soi.

Pour remedier a ca, la bande d'expats qui vit toujours ici organise des chouettes soirees. Prevenues successivement de l'occasion par une bande d'etudiants en medecine (la Novaquine achetee ici a coute 13 roupies, contre 145 euros en France, soit un ratio de... euh... de bien fait pour notre gueule 13 roupies = 25 centimes d'euro), par le serveur du resto ou on a mange de la vache sacree sauce bearnaise, et par les fuckin' hippies a cote de nous a l'hotel, ainsi disais-je avant de me faire interrompre par moi-meme, on a lache nos 150 roupies a un branlou blond mechu (Loulou tu me manques) mi Brice de Nice mi Jose Garcia.

A l'interieur, une centaine d'europeens buvaient des mojitos en dansant sur Gilbert Montagne et Francky Vincent (en fin de soiree, arrivee des ados du lycee francais, ca a passe NTM). Leur seul point commun : etre blancs. Quelques indiens faisaient bonne mesure. Pas des masses, et en general serveurs dans les restos pour occidentaux. Les gens etaient sympa, au fond, mais quelque chose d'indefinissable nous a un peu derangees.

vendredi 20 juillet 2007

A demain

Bon, on quitte en vitesse ce cybercafe, parce que la nuit tombe (3h30 de decalage horreur) et que je ne veux pas approfondir ce jeu recreatif et educatif que je suis en train de mettre en place sur mes mollets pour les petits enfants tres pauvres des rues indiennes: "relie entre elles les piqures de moustiques dans le bon ordre, et tu verras apparaitre le portrait de Vishnu".
Plus de nouvelles demain.
Merci de vos commentaires, ca nous fait chaud au coeur.

Pondichery

Nous venons d arriver a Pondichery.

Je vais faire tout mon possible pour essayer de rencontrer l architecte qui a dessine les plans de notre salle de bains, et eu cette brillante idee de placer l interrupteur de la lumiere et la prise electrique a 15 bons centimetres du pommeau de douche.
C est tellement plus pratique.
Ca doit etre un type formidable.

A part ca notre guest house est plutot tres agreable, et Pondichery est une ville bien reposante, apres Gingee. (Toute construite en damiers, vive la colonisation francaise, on se croirait a Levallois).



Nous avons achete un petit seau d eau pour la salle de bains (le notre semblait douteux):Nous nous emerveillons de ce choc des cultures francaise et tamoule ( si vous n arrivez pas a lire le panneau derriere moi, cliquez sur la photo pour l agrandir)
Et surtout, prise de contact avec mes homologues locaux: