Bienvenue sur "Tiens, Voilà du Buddha", le blog de notre voyage en Inde!

Vous êtes une maman inquiète? L'un de nos admirateurs secrets désespéré par l'absence de sa bien-aimée voyageuse? L'un(e) de nos potes en manque d'exotisme parce vous allez passer votre été devant un ordinateur en stage/boulot? Ce blog est fait pour vous !
Vous pourrez y suivre notre périple en Inde du Sud, du 12 juillet au 8 août !

Bonne visite.


Clara, Noémie, et Pauline.

mercredi 8 août 2007

Le retour des Jedi

On a pris le train avec Mr Patate !

Notre voisin dans le compartiment deluxe pour 4 climatisé était son portrait craché, mais on a pas osé prendre de photo.


La 1ère, ca veut dire draps, couverture, diner dégueu, et ptites lampes. Pour un train aux horaires géniaux puisqu'il partait à 1h pour arriver à 4h20 du matin...


On s'est fait arnaquer par un coolie, puis Clara a fermé son clapet au taxi qui essayait de faire de même...

Le lendemain, dans la rue, un monsieur m'a arrêtée pour me dire "Jesus loves you"... Ben j'espère bien mon pote !

Enfin, avion, avec la queue même pour entrer dans l'aréoport, et une ladie's queue pour les passages de sécurité, avec une cabine a rideau juste pour que la dame passe le truc a metaux le long de tes bras. Faudrait voir a pas choquer... Les liquides en cabine et tout, par contre, ranafout, chez eux. Même sur Air France. Mais faire comprendre aux vieilles dames en sari qu'il faut se séparer trente secondes de leurs sacs à main pour le mettre dans les rayons X, pas évident...

Un petit panneau souvenir, dans l'aréoport...


Enfin arrivées, on va bourrer Noémie de Macdal et puis dodo.

mardi 7 août 2007

Recapitulons

Ce qui m'a le plus manque : le ptit dej sucre !

Ce qui va le plus me manquer : un repas deliciex pour 1 eros, gastronomique pour 5... Le the dans le train, manger avec les doigts, boire sans toucher le verre des levres..

La plus grosse galere : le train de nuit Bangalore-Chennai, a deux sur une couchette, la perte de mon sac a Palani...

Le moment de volupte : les backwaters

Ce qui va me rester : le dodelinement de la tete, je m'y suis tellement forcee pour me faire comprendre que c'est devenu quasi automatique !

La question qu'on a le plus entendue : Which country ? (ou encore : rickshaw, madam ?)

Le truc de la vie de tous les jours le plus illogique en Inde : Il y en a deux : les prises electriques dans la salle de bains a 3 cm du pommeau de douche, et les balais sans manche, que tu te casses le dos alors qu'un bout de bois en plus...

Le truc le plus pratique : La douche au seau. Tu remplis un grand seau de l'eau froide+chaude, et tu t'asperges avec le petit. Economique, rigolo, rapide, propre (en plus comme il n'y a pas de baquet de douche mais juste un trou d'evacuation sur le carrelage de la salle de bains, tu peux allegrement en foutre partout comme au CE2)

Le truc le plus absurde : Bill Gates en photo d'honneur dans un cybercafe

Le truc le plus etrange : se retrouver dans une soiree d'expats francais a Pondy, on se serait cru aux planches...

La plus chouette rencontre : le ladies' compartment de Palani a Pallakad.

Le truc le plus chiant : Les rabatteurs : pour les hotels, les rickshaws, les emporiums, les arnaques a touristes...

Ce que j'avais oublie : la Malarone, je conseille fortement de prendre de la Nivaquine a la place (Malarone 150 euros pour un mois, Nivaquine 60 roupies : 1 euro...)

Ce qui m'a encombree pour rien : la moustiquaire impregnee portable de Decat', je l'ai jetee a Madurai, inattachable et inutile. La deuxieme paire de pompes. La moitie de mes fringues.

L'achat le plus utile : le sac a viande et les salwar kameez.

Les endroits non prevus au programme : Gingee et Palani, qui a final ont ete les deux etapes les plus depaysantes, puisq'on y a vu absolument ACUN europeen : ce n'est pas une fin en soi, mais ca change.

Les endroits prevus mais annules :
Le Cap Comorin : trop loin, trop touristique, pas d'interet autre que symbolique genre "on l'a fait".
Mysore : Pas vraiment sur le chemin, trop complique, trop speed.
Trivandrm : pas e besoin, on a pris les backwaters a Allepey.

Cochin, miscellanees

- Clara et moi avons pris un chouette cours de cuisine keralaise. Noemie est scandalisee d'imaginer qu'on puisse avoir envie de refaire ca a la maison.


- On a visite une fabrique de triage et de fabricage de gingembre, ca sentait rigolo :


- On a visite la "ville juive" (le terme est un peu usurpe vu qu'il reste en tout et pour tout 15 juifs a Cochin et 70 dans le Kerala), c'etait fort beau, et bourre d'antiquaires a des prix ridicules, ce qui fait que Clara et moi nous retrouvons chacune nanties d'un linteau de porte, et elle de deux lampes en verre, toutes choses aisement transportables en avion. Comme dit Clara, c'aurait peut etre ete plus pratique si nos parents nous avaient passe la passion de la collection de timbres, a la place...



- On est passees devant l'Hopital de Cochin, et ca nous a fait rigoler.

- On a trove un restau genial, voisin de notre hotel, avec un proprio charmant a l'anglais impeccable (le restau c'est son hobby, en vrai il est dans le fret), peu etre un peu over-enthusiastic de tout en general, mais la bouffe etait delicieuse et il nous y a offert notre dernier repas.

- Enfin, on s'est fait un trip Venus Beaute, dans un institut ou pour la somme delirante de 12 euros j'ai eu droit a 1/2h de massage, manucure, pedicure et henne sur les mains. Le tout fait a trois dans la meme piece, les estheticiennes piaillant en Malayalam et nous en francais, joliment equipees d'especes de chemises de nuit qui nos faisaient ressembler a des abats jour anglais.
Se faire peindre les ongles de pieds a cote de Clara qui couine parce qu'on lui epile les mollets, ca n'a pas de prix.



- Apres 12 heures de train et une grosse galere pour trouver un hotel ou passer la journee (on en a fait 5 a 6h du mat avec notre taxi prepaye qui a ensuite essaye de quadrupler son prix a l'arrivee, Clara l'a magnifiquement envoye se faire foutre - c'est la qu'on voit que ca fait un mois qu'on est la), nous revoila a Bangalore, a programme, journee shopping de derniere minute puis avion...

Vehiculare vehiculum

Liste des moyens de transport que nous avons utilises en Inde :

- Avion
- Taxi
- Minibus
- Téléphérique
- Auto-Rickshaw
- Cycle-Rickshaw
- Voiture
- Autocar
- Train
- Ambassador
- Moped sans casque
- Moto sans casque (a 2, puis a 3 sur ladite moto)
- Carriole a poney
- Cheval sans bombe
- Pieds (nus o chasses)
- Ferry
- Bus
- Houseboat

Il nous manqe la trottinette et l'elephant, mais ne desesperons pas, il nous reste encore 12 heures...

samedi 4 août 2007

La manif' sans baffes

Quand le Francais est en colere, le Francais grommelle. Fort. Si c'est politique, il va brailler dans la rue son mecontentement. Il casse quelques vitrines et rentre chez lui satisfait d'une bonne journee.

Quand l'Indien est en colere, il ferme son magasin. Il ne manifeste pas dans la rue, parce que tant qu'a ne pas aller au bureau, le parc est bien plus sympathique.

Cochin et Ernakulam, aujourd'hui, ville morte. L'histoire est tres complexe, et le fait qu'elle nous nous ait ete expliquee successivement par deux journaux incomprehensibles, trois chauffeurs de rickshaws a l'anglais balbutiant et un photographe engage n'a pas aide. Cela a visiblement commence par une rixe d'etudiants sur le campus, entre jeunes du Congress Party et jeunes communistes (ici ils ont encore de chouettes faucilles et marteaux). La police, envoyee par le gouvernement du Kerala - communiste democratique, oui c'est le seul au monde - a tabasse les etudiants du Congress. D'ou greve generale dans tout l'Etat. Ca s'appelle Harlal, et ca a failli mettre en danger notre apres midi shopping. Il manque des bouts, si quiconque a eu un recit dans un journal etranger plus comprehensible, on prend.

Avec tout ca, je m'attendais a un peu d'animation dans les rues. Makach. Des rideaux de fer fermes, et des gens a la plage. Meme pas de combat de rue a aller vendre a Paris Match.

vendredi 3 août 2007

Grand retour de la Prohibition


Quiconque devine ce que je suis en train de me servir en gagne une pinte de retour a Paris - mais chut, faut pas le dire, les "risques" que prennent les restaurateurs a en servir valent bien le fait de la facturer le prix d'un repas.. Et cash, marche noir oblige. Je veux bien faire preuve de beaucoup de comprehension face a la fracture culturelle. Mais CA, voila une jolie hypocrisie.



Ce soir, on est allees voir une bande de guignols peints en vert faire des grimaces. C'est tres serieux, eminemment complexe, et ca s'appelle le Katakali. Ils nous ont joue le coup du Maharabata ou, vous savez bien, ya un type qui essaie de se faire la femme du Pandava en chef. Il y en a qui ont essaye, ils ont eu des problemes.


Le Katakali est donc un art sacre qui se joue habituellement dans les temples des nuits durant. Pour la trentaine d'ahuris incultes que nous et les autres occidentaux representions, version abregee et expliquee. Il y a des chanteurs qui psalmodient les aventures des Pandavas et de leurs copains. Trois percussionistes. Et les acteurs qui miment l'histoire. Ils ont un repertoire quasi infini de mimiques, de roulements d'yeux et de gestes, qui ont tous un sens bien precis. On envisage de recommander ce nouveau vocabulaire a la Chaine Parlementaire pour la retranscription des debats en langue des signes.
C'etait beau, mais beau genre Wagner-quand-t'as-treize-ans. Un poil hermetique.

Hep ! Garcon !

Un post de francais typique, mes commentaires sur le service en Inde.

Alors deja, quand t'arrives dans un restau, la carte fait 20 pages. Il doit y avoir 300 plats au bas mot, et, quand c'est chic, une section "continental food" (appellation Brit pour la bouffe europeenne, qui fait un peu bizarre utilisee sur le sous...continent !), avec du Vegetable Agratin (gratin de legumes), un Fish and Chips et des Spagatte Bolagnesi.

Mais si on essaie de les commader, ca ou un des 300 autres plats, le serveur avec un air etonne nous dit "Not available". 3 ou 4 fois de suite avant qu'on trouve un plat qui l'est...

Une fois la delicate etape de la commande passee, et que l'on se soit assurees que le serveur a bien compris (en general ils recapepetent tout a la fin) et ne vas pas nous apporter un litre d'eau minerale par personne, on attend.

Normal, me direz-vous.

Sauf qu'on attend une demi heure dans le meilleur des cas, 50 minutes dans le pire...

On s'y fait. Du coup en general quand ca arrive, on a faim.

Tout cela ne vait pas pour les restaus veg ou on vous sert en 3 minutes un delicieux thali (repas sur feuille de bananier avec chapati, riz et plein de ptits trucs) pour 40 roupies...

Des petits zanimaux

Depuis qu'on est la, on a vu quatre betes mortes, dont trois ici (sans compter les insectes, ni ce gecko qui a fait une chute spectaculaire depuis le plafonnier ou il mangeait des moustiques, mais tout va bien il s'en est tire)

- Un singe qui partait au sacrifice (il etait pas mort, mais c'etait tout comme)
- Une grenouille morte dans l'caniveau a Ernakulam (que Noemie s'obstine a appeler Herculanum)
- Un chaton mouru.
- Un rat creve (oui, un rat, c'est pas mort, c'est creve.)\

Bon appetit bien sur ! (ben oui, faut bien qu'on vous parle de trucs crades, de temps a autre !)

Punition

Tous ceux qui n'ont pas encore signe le guestbook (a droite de l'ecran): PUNITION. Vous nous recopierez cent fois le paragraphe suivant:C'est du Malayalam (la langue du Kerala). On ne sait pas exactement ce que ca veut dire, mais c'etait sur un mur rempli de jolis proverbes sur l'amour de Dieu, le travail, et l'effort. Ca peut pas vous faire de mal.

Bon appetit bien sur...



Thalassa - special Inde

A tous nos amis de Charente Maritime, nous signalons aimablement que Cochin possede un front de mer tout plein de carrelets, dits "fishing nets".





C'est bien la peine d'aller aussi loin....


jeudi 2 août 2007

Cochin 1

On a ensuite file sur Cochin en bus, rien a signaler a part un leger mal de terre (ca touuuurne) consecutif a bateau pendant 2 jours puis chauffeur de bus fou pendant 2 heures.

Le nouvel et dernier hotel pour notre voyage est situe Lily's Street, dans le vieux Cochin magnifique (Cochin est composee de trois presqu'iles, et Fort Cochin, ce quartier, ravirait tout reveur de melange des styles post colonisation).


La maison, hollandaise, date du 17e, et est magnifique. On est prie de retirer ses chaussures a l'entree. Tout est en bois (photos demain dans ce post) et ca sent la vieille maison de famille.

Demain, Kathakali et visite de la synagogue de Cochin, ou il reste 15 fideles (pas mal, sur les 65 a 70 juifs du Kerala).

Luxe, calme et volupte

Sisi. Ca s'appelle les backwaters en houseboat pendant 48h.


On a suivi les conseils de mon popa et de ma moman, et on a eu raison : 24 heures, c'aurait ete trop court, et sinon trop long. La, on en a intensement profite, et on s'est reposees et rempli les yeux sans jamais s'ennuyer.

Un houseboat, c'est un bateau en rotin avec terrasse, chambre, cuisine. On avait 3 membres d'equipage avec nous (meme que le cap'taine s'appelait... Birju !!!! - voir le premier post sur Mother India pour ceux du fond qui n'ont pas suivi la running joke).

Le bateau glisse lentement sur l'eau, et nous on glande sur la terrasse, avec colliers de fleurs de jasmin dans les cheveux, noix de coco avec paille dans la main, panier de fruits, chai a volonte dans tasses a la colonisateurs anglais, reserve de chocolat et trois repas delicieux par jour.

Paysages magnifiques, le tout tres moelleux et contemplatif.
On perd toute notre credibilite de routardes, mais on s'en fout et d'ailleurs on emmerde le peuple. Na.

Introducing le Ferry

Pour aller de Kottayam a Allepey, ferry, donc.


Clara a parle Indira Gandhi, mondialisation et Arundhati Roy (qui est nee et a vecu a Kottayam) avec un chauffeur de rickshaw qui avait un diplome de politique (ca change des dialogues genre "How much to ze train station ?").
Le ferry, c'etait genial : plein d'Indiens dont tout plein d'enfants en uniforme rentrant de l'ecole, et qu'on deposait a travers le labyrinthe de large canaux des backwaters sur les pontons menant aux minuscules langues de terre avec leur maison...


Des pirogues transportaient du foin : pour les faire avancer, les mecs se mettent a un bout, plantent un immense et tres gros bambou au fond de l'eau et, tout en le tenant, marchent jusqu'a l'autre bout du bateau.


Puis, on est arrivees a Allepey, et apres un jet d'esquive reussi sur les 20 rabatteurs d'hotel qui se jetaient sur nous, on a atteint The Nest, une adorable maison d'hotes completement kitsch, avec jardin rempli de fleurs et famille aux petits soins, on etait mieux que chez Mamie.